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Maître Leduc-Novi...
D’origine parisienne, maître Leduc Novi a fait ses études de droit à Paris, à la faculté d’Assas, (Paris II), puis Panthéon (Paris I). Elle rencontre à la faculté de droit en 3ème année son mari, étudiant comme elle, et après avoir prêté serment à la Cour d’appel de Paris en janvier 1980, fait son stage dans la capitale, puis le suit à Lille. Elle y est installée à son compte depuis plus d’une vingtaine d’années. La naissance de leurs deux fils, Nicolas et David, aujourd’hui brillants ingénieurs diplômés de la prestigieuse grande école : «l’Ecole Centrale », l’amène à s’interroger passionnément sur le monde de l’enfance. C’est par cette porte qu’elle aborde alors la matière pénale. Elle lance dans le nord les toutes premières constitutions de parties civiles, qui vont permettre à des dizaines et des dizaines d’enfants et d’adolescents, voir d’adultes de se constituer parties civiles et faire entendre leurs plaintes dans les prétoires des cours d’assises et tribunaux correctionnels. A une époque désormais lointaine où le législateur n’a pas encore légiféré sérieusement sur les maltraitances faites aux enfants, où le monde judiciaire encore sourd à leur souffrance se tait, elle se bat pour qu’il leur soit permis d’avoir un avocat et se voir reconnaitre leurs droits à réparation. C’est ainsi, à travers le regard de ces enfants qu’elle aborde la matière criminelle, et croise le fer avec leurs bourreaux et leurs avocats au cours d’audiences particulièrement houleuses et tendues. Les années passent, et les droits des enfants sont petit à petit consacrés. Désormais, plus aucun enfant victime d’inceste, ou de violence sans un avocat pénaliste à ses côtés. Plus un crime qui ne soit réparé avec l’aide de la célèbre commission d’indemnisation des victimes qui se crée sous la pression des enfants et de leurs avocats.
Cependant, au fur et à mesure que les droits des enfants progressent, maître Leduc Novi est amenée à constater de nouveaux ravages, inattendus ceux là, qui l’amènent à nuancer ses prises de position. Dans le souci tout à fait légitime d’apporter son soutien aux enfants victimes, et peut être culpabilisée de ne l’avoir pas fait plus tôt, la justice est amenée avec la meilleure foi du monde à se tromper, et surtout à ériger comme reine des preuves l’aveu. Face à un enfant ou même un adulte qui se plaint d’avoir été abusé par son père, ou son oncle, ou un éducateur, la justice croit le plaignant sur parole comme autrefois, elle ne le croyait pas. Comme autrefois il lui paraissait inimaginable qu’un enfant puisse être violé par son père, il lui parait désormais inimaginable que l’enfant qui se plaint puisse mentir ou inventer. Si de surcroît l’adulte accusé, avoue au cours de sa garde à vue, c’est fini, la messe est dite. Le prévenu, d’accusé est devenu coupable. Très peu de voix ne s’élèvent au cours des procès d’assises ou procès correctionnels pour faire remarquer que, des aveux obtenus au cours de gardes à vue, où les prévenus ne peuvent ni boire, ni manger, ni dormir normalement, ni réagir avec force à la terreur qui les assaille face à des accusations parfois monstrueuses, sont nuls et non avenus.
Ainsi, face à une justice qui n’est parfois pas suffisamment protectrice, Maître Leduc Novi a décidé une fois pour toutes de défendre toute personne injustement accusée.
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